Des milliers de manifestants pour la défense de la Santé publique

Le samedi 02 avril dernier, plusieurs milliers de personnes se sont donné rendez-vous pour une mobilisation dénonçant la politique de « casse » du gouvernement. Dans toute la France, les manifestants se sont rassemblés suite à l’appel de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux, regroupant une centaine d’organisations d’usagers, de syndicats et de partis politiques.
A Paris, la manifestation de ce 02 avril avait des allures festives : température estivale, chants, tambours et déguisements. La manifestation sur la place de la bastille a réuni 5.000 personnes selon les syndicats, contre 2.000 personnes selon la police. Les slogans ? « Fermer l’hôpital public tue », « la santé n’est pas une marchandise », … Quant aux orateurs, ils se sont succédés à la tribune pour dénoncer les fermetures des services, les fusions d’hôpitaux et les réductions de personnel.

Ce sont les ARS qui sont ciblés

Les Agences Régionales de Santé (ARS) ont été mises en place par la loi Bachelot (Hôpital Patients Santé Territoire). Mais les manifestants les ont rebaptisées « Agences de régression Sociale » sur les banderoles et les ont présentées comme les artisans de la politique de casse du gouvernement et de la privatisation de la Santé.

La Coordination estime que les directeurs des ARS sont des superpréfets sanitaires régionaux et qu’ils ont le plein pouvoir pour organiser la santé dans son ensemble, en appliquant les directives gouvernementales. Ils sont donc en train de planifier la désorganisation et la réduction des soins publics et de favoriser le transfert des soins les plus rentables vers le privé lucratif, pour le grand profit des groupes financiers de la santé et de leurs actionnaires.

Les étudiants infirmiers se sont aussi mobilisés

Quelques étudiants de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers de Charles Foix (Ivry-sur-Seine) ont également participé à cette mobilisation. Pour certains d’entre eux, ils ont répondu à l’appel pour éviter de travailler dans des conditions médiocres plus tard, tandis que pour d’autres, ils ont profité de cette manifestation pour dénoncer leurs actuelles conditions d’études.
Selon Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), cette mobilisation devrait continuer pour ensuite prendre sa place dans le débat de l’élection présidentielle.

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