Interdiction de la vente des poppers en France

La vente et la cession des poppers au public sont désormais interdites en France. Ces préparations liquides volatiles contenant des nitrites s’avèrent être gravement toxiques et semblent avoir des effets psychoactifs. Depuis 1999, l’on a rapporté 6 décès imputés à la consommation des poppers en France.

Notons que les poppers ont fait leur apparition à la fin des années 70. Depuis, ils se sont répandus pour devenir actuellement une des distractions d’une population jeune. Le dernier Baromètre santé de l’INPES a indiqué que 5,3% des Français de 15 à 64 ans ont déjà consommé de poppers en 2010, contre seulement 3,9% en 2005. Pour les jeunes âgés de 18 à 25 ans, 10,8% d’entre eux en ont déjà utilisé en 2010, contre 5,4% en 2005.

Le ministère de la Santé a donc pris cette décision suite à un avis de la Commission nationale des stupéfiants et des psychotropes. En effet, la réunion de cette Commission du 21 avril dernier a révélé une augmentation des cas d’intoxication graves et d’atteintes oculaires graves, l’apparition de cas d’abus et de dépendance avérés, ainsi qu’une augmentation significative de la consommation de poppers chez une population de plus en plus jeune.

D’après l’explication du ministère de la Santé, la consommation de poppers peut être à l’origine d’une vasodilatation cérébrale, périphérique et génitale ainsi que de la transformation de l’hémoglobine en méthémoglobine impropre au transport de l’oxygène dans le sang. Cela peut alors provoquer la cyanose et l’hypoxie, ainsi que d’autres effets tels que sensations de chaleur, tachycardies, céphalées, nausées, vomissements, hypotension, malaises et collapsus cardiovasculaires. Et à part les atteintes oculaires qui ont été récemment retracées, les poppers peuvent aussi conduire jusqu’au décès.

Entre 1999 et mars 2011, l’on a enregistré 940 cas d’exposition aux poppers en France, 817 d’entre ces cas étant symptomatiques. Le terme « grave » a été attribué aux 146 de ces cas symptomatiques, en raison d’une méthémoglobinémie élevée, une cyanose, un coma ou des troubles respiratoires et cardiaques.

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