La Sécu l’a déclaré mort par erreur

Roger Rolland, un habitant du quartier d’Orgemont à Argenteuil, a été déclaré « mort » par la Sécurité Sociale le 12  février dernier, ce sans que ni lui ni sa femme le sache. Ce retraité des assurances, âgé de 67 ans, s’est alors étonné lorsque son pharmacien lui a téléphoné en fin mai et lui a demandé s’il va bien. Ce pharmacien lui a donc expliqué que suite à la déclaration de sa mort, la Sécurité Sociale a refusé le remboursement de sa dernière ordonnance.

Si Roger a souri dans un premier temps, un frisson l’a ensuite envahi. Et c’est le début de sa mésaventure.

Roger Rolland s’est tout de suite rendu à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) d’Argenteuil pour y demander ce qui se passe. Au final, l’on a pu vérifier que le certificat de décès inséré dans son dossier n’était pas le sien. C’était à un autre monsieur qui avait tout juste un prénom Roland (un seul l). A part ce même prénom, rien ne lie ces deux personnes, leur numéro de Sécu était même différent. L’erreur a été reconnue et rectifiée, et le retraité a obtenu une nouvelle attestation de Carte Vitale.

Mais si Roger Rolland pensait avoir tiré l’affaire au clair, il s’est de nouveau retrouvé dans une situation absurde deux semaines plus tard. Sa femme a reçu une lettre de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (Cnav), une lettre adressée aux héritiers de M. Rolland Roger.

Roger Rolland a alors passé un coup de fil à la Cnav, où il a reçu un accueil glacial lui demandant d’aller à la Mairie pour se procurer d’un certificat d’existence. Arrivé à la Mairie, le retraité a cru à une plaisanterie et a été stupéfait en apprenant que ce document n’existait pas. La Cnav a alors fini par lui demander de rédiger une attestation sur l’honneur disant qu’il est toujours vivant. Roger a envoyé l’attestation par mail, et dès réception de ce courriel, la Cnav a actualisé sa situation lui permettant de toucher sa retraite comme prévu.

Le siège de la CPAM du Val-d’Oise s’est justifié qu’avec un fichier de plus d’1,1 million de personnes à gérer dans le département et des milliers de mouvements à suivre par jour, il est possible qu’une erreur se produise. L’important, selon eux, c’est que cette affaire soit réglée sans perdre de temps.

Mais le plus regrettable pour Roger Rolland, c’est que la Sécu ne s’est même pas donné la peine de réparer le tort qu’elle a causé en déclarant la mort du retraité à tout le monde. C’est encore la victime qui a envoyé des courriers avec accusé de réception aux autres caisses de retraite. A part cela, aucun organisme ne s’est excusé.

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