Une mutuelle santé pour tous

L’on constate actuellement que de plus en plus de Français refusent de se faire soigner, car pour cela, des sommes trop importantes doivent être avancées. La situation est encore plus pénible pour certains, car ils ne peuvent même plus payer des cotisations pour pouvoir bénéficier d’une complémentaire santé.

Pourtant, une association nommée « Energie santé solidarité (ESS), présidée par Pierre Goya, propose une solution. C’est une structure créée en 1995 à l’initiative des assistantes sociales de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) qui voulaient venir en aide à plusieurs personnes ne se soignant pas à défaut de la cherté des mutuelles.

Actuellement, pour proposer à ses adhérents un bon rapport qualité/prix, l’association négocie avec les mutuelles des tarifs de groupes préférentiels suivant les options correspondant au profil de chacun. Une couverture complémentaire est ainsi offerte aux personnes exclues des mutuelles, sortant de la Couverture maladie universelle (CMU), aux ayants-droit aux crédits d’impôt (aide à la mutuelle), ainsi qu’aux personnes sélectionnées par les mutuelles du fait de leur âge ou de leur santé et aux jeunes en difficulté.

300 € d’impôts par an au maximum

Le système de couverture mis en place par l’association comporte toutefois une condition : pour être adhérent et bénéficier ainsi une couverture complémentaire, la personne en question ne doit pas payer plus de 300 € d’impôts par an.

Les adhérents de l’ESS sont actuellement dénombrés à 1.400 dans les Pyrénées-Atlantiques et dans le Sud Landes. Et avec certains membres de la famille des adhérents, environ 2.000 personnes bénéficient au total de l’action de l’association.

Pour une couverture complète, un actif doit payer une cotisation de 40 € par mois en moyenne, contre 60 € par mois pour un non actif. Et pour une couverture santé pour toute la famille, des tarifs dégressifs et d’autant plus intéressants sont proposés par l’ESS. Les économies réalisées par les adhérents peuvent ainsi s’élever jusqu’à 50 €, selon les cas.

Mais tout comme les mutuelles, l’association est aussi confrontée à de nombreux problèmes et soumise à plusieurs contraintes, d’où une réaction du président de l’ESS. Ce dernier a, en effet, blâmé le fait de vouloir réduire le déficit public en empêchant les soins aux plus pauvres.

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